Publié le 20 Septembre 2014

Rédigé par Gilbert Pinna, le blog graphique

Publié dans #Les fantômes de Kafka

Publié le 15 Septembre 2014

Pour cette neuvième ronde, autour du mot "fil(s)", j'ai le grand plaisir d'accueillir

Jacques D'Anglejean et moi je suis chez Hélène Verdier

Ainsi roule la ronde, le premier écrit chez le deuxième qui écrit chez le suivant :

Gilbert Pinna

chez Hélène Verdier

chez Cécile Ruban

chez Céline Verdier

chez Elise L.

chez Franck B.

chez Guy D.

chez Dominique Autrou

chez Danielle G.

chez Dominique Boudou

chez Jacques D.

chez Gilbert Pinna

Les villes sont à la croisée des chemins de fer : Paris par exemple, essayez donc de l’'imaginer sans la Gare de Lyon, sans Saint-Lazare, Montparnasse et les autres.

Les métropoles sont des nécessités capitales, destinées au repos, à la toilette, à l'amour des voyageurs.

Des ingénieurs de talent, une période d'essor, une république jeune et des kilomètres de lingots d'acier voici ce qui suffit pour ébaucher un monde.

Sur le mur de la Gare de Rodez je vois l'Europe comme une toile d'araignée, où les villes donc figureraient des insectes englués; nids féconds, centres accessoires.

La carte du monde est mollement tendue entre deux ceps de vigne dans le vent de Septembre, elle attrape le cheminot que je suis devenu par un fil, et au sifflet du chef de gare, l'enverra d'un coup de fronde de Paris à Rome ou Limoges, transporté de joie, discipliné, ponctuel, martial.

J.F
Lundi 15 sept 1947

en gare

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