Publié le 28 Décembre 2015

Rédigé par Gilbert Pinna, le blog graphique

Publié dans #Les oubliés du monde

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Publié le 24 Décembre 2015

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Publié le 22 Décembre 2015

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Publié le 18 Décembre 2015

Rédigé par Gilbert Pinna, le blog graphique

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Publié le 16 Décembre 2015

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Publié le 15 Décembre 2015

Pour cette quinzième ronde, autour du mot " couleur(s)", j'ai le grand plaisir d'accueillir le promeneur (Jacques d'Anglejan) et moi, je mesure la distance au personnage chez Dom A

saisons



On met la vie entière pour atteindre cette sagesse, un combat de beaucoup de saisons en fait, de printemps opaques dans le gris bleu de l’herbe, d’étés ravagés de rouge, d’automnes estompés de fusain sombre et d’hivers enfin ces Annonciations du bleu total.

On vise le ciel, on essaie de dépasser l’entendement, on se trompe, on trompe, on secoue la chair tiède.

Il faut pour le bonheur moins de talent que beaucoup de persévérance, pourtant chacun y est prédisposé par nature, par quelque gène diablotin qu'on tire du chapeau assez tôt dans l'enfance. Pendant des années on rédige des appels au calme trompeurs pour faire semblant d'être sages, l’éducation nous accable, mais bientôt le sommeil nous gâte, nous pourrit la cervelle, infuse dans les rêves l'envie de les continuer en grand, en vrai - puis la fréquentation inévitable de la foule sème la méchanceté nécessaire - et voici le fond de nous, le marécage où rôdent les crocodiles mangeurs de vie. On devient alors lâche et conservateur; bientôt on respecte les puissants dont les images nous salissent les doigt. Voici l'extrême en nous, le double visage du soleil froid sous l’arc en ciel des humeurs.

Celui qui se tient est celui qui sera, marcheur solitaire des chemins creux, pantin, dupe des mots et de livres dans un appartement qui sent le savon et le chou, et que les années rapetissent tandis que les générations passent. Je suis celui qui fut.


Mais tu partiras hein ? tu partiras parce que tous les enfants meurent quand l'enfance passe, et qu’on laisse à la vague les châteaux de sable pour le plaisir des trépans, et du linge qui sèche.

On se tient comme l’arbre un matin dans le vent, sur les quais de la Seine, on marque sa trace, puis tout se perd, la sève bouillonne toujours sous l’écorce, le monde continue. On laisse une empreinte de rien croit on. Plus haut il est écrit qu’on se trompe : le rien pèse tout de même un peu.

Tu cherches l’image perdue dans les vitrines.

Plus tard on se souvient des chevaux de manège, des toiles vertes passées ou paradaient les girafes, de la joie si grande quand on tournait seulement sur place.

saisons

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Publié le 12 Décembre 2015

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Publié le 10 Décembre 2015

ce qu'il faut

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Publié le 7 Décembre 2015

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Publié le 3 Décembre 2015

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Publié dans #Les fantômes de Kafka

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Publié le 2 Décembre 2015

brasse l'eau

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Publié le 30 Novembre 2015

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Publié le 27 Novembre 2015

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Publié le 25 Novembre 2015

En terrasse. On pense tout de suite au soleil, à la lumière qui nous caresse, la peau, les vêtements, les os, les yeux qui plissent, le corps assoupi, détendu. Sur un bord de trottoir, sur les places, à l'angle d'une rue, sur les toits, dans un contrefort de jardin, autour d'un guéridon, tout fait terrasse. Un espace conquis, pacifié, confiant, infiniment ouvert. "Faire terrasse", en suspension, dans l'interstice insondable du privé et du public, recentré autour de sa tasse, de son assiette et exposé au ciel, aux rumeurs du monde, dans le murmure des confidences et la clameur des avis, des points de vue, des jugements énoncés et des éclats de rire. Et toujours, en terrasse, en face, au loin, dessus, dessous, sur le sable ou à même l'asphalte, comme un trait dessiné impalpable, l'horizon de la mer.

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Publié le 23 Novembre 2015

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Publié le 21 Novembre 2015

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Publié le 19 Novembre 2015

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Publié le 15 Novembre 2015

On me demande pourquoi je ne dessine pas davantage autour des terribles attentats du 13 novembre. On me dit que ça ferait du bien, qu'on en a besoin, qu'il faut s'exprimer, pour exorciser les choses, ensemble. Je réponds que, d'abord, j'ai repris un dessin de l'été dernier qui évoquait l'étouffement de la canicule et de l'air ambiant : "il pleut du feu". J'ai trouvé que ce dessin existant, était finalement, dans son anachronisme, plutôt bien approprié à la situation et qu'au fond, à sa façon, il parlait d'elle. Et puis ensuite, il me semble que les aléas de l'actualité, surtout lorsqu'elle est tragique, n'exigent pas automatiquement, toujours et à chaque fois, qu'ils soient traités, sur le plan graphique ou textuel. La pléthore de dessins qui a envahi nos écrans et nos journaux, au lendemain des attentats du 7 janvier, en a été l'évidente "illustration" : toutes ces colombes, ces drapeaux tricolores, ces crayons cassés, larmoyants ou ensanglantés, toutes ces charges symboliques et indigestes, ont nié, sans le vouloir, l'esprit "Charlie" qu'ils entendaient pourtant défendre, et enseveli, du coup, ses partis pris graphiques. Alors, bien entendu, il ne s'agit pas de blâmer : ainsi se répartissent et se régulent d'eux-mêmes les espaces d'expression d'une démocratie heureusement encore bien vivante, et somme toute apaisée, où chacun fait ce qu'il a à faire, réagit et s'exprime avec les modalités qu'il entend choisir, et que, de ce point de vue, les choses ne vont pas si mal.

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Publié le 13 Novembre 2015

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Publié le 12 Novembre 2015

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