Dans les trains

Publié le 3 Septembre 2010

Tous ces visages entrevus dans les trains, comme des bulles, des effluves, des évaporations.

 

(De mémoire : ce passage du Journal de Kafka où il évoque un jeune homme assis dans un tramway, éperdu d'amour qui s'échappe, et alors, écrit Kafka, "ne subsiste que le pardessus bouffant".)

 

Ursula                                 (Cliquer sur le dessin pour l'agrandir)

 

 

 

train de nuit bleue

Train de nuit bleue (cliquer)

Rédigé par Gilbert Pinna, le blog graphique

Publié dans #Les fantômes de Kafka

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Ambre 04/09/2010 23:05


Très beau ce visage.
Dans le train, le voyage est parfois long et permet de s'attarder sur des visages, ceux qui "se tiennent" stoïques et ceux qui "se lâchent" bercés par le roulis des rails.
L'évaporation c'est le regard croisé dans le métro, beaucoup plus piquant parce que plus fugace, que vous suivez, derrière la vitre.


Gilbert Pinna, le blog graphique 05/09/2010 10:24



... ces regards captés comme des fulgurances... aujourd'hui, Ambre, des visages qui glissent, bercés par le roulis des rails... merci !



coccinelle 04/09/2010 16:44


Comme un fantôme du passé


Gilbert Pinna, le blog graphique 04/09/2010 20:03



... ces visages étranges que l'on n'identifie pas évidemment et qui pourtant, nous sont comme familiers, et parfois même intimes...



Dominique Hasselmann 04/09/2010 12:23


Richard Antony portait-il un pardessus ou une parka (style Houellebecq) ?

Les trains nous déshabillent et nous déshabituent de la routine et de la route. Les voies ferrées sont des parallèles - ou les lignes graphiques - qui se terminent sur un butoir.


Gilbert Pinna, le blog graphique 04/09/2010 13:05



... un voyage en train/ un parcours graphique...



Aléna 04/09/2010 10:13


@ Gilbert, c'est possible... mais plutôt une structure commune - enfin, je crois... le style, peut-être?


Gilbert Pinna, le blog graphique 04/09/2010 13:02



...oui, et j'en suis heureux ... :-)



géraldine 03/09/2010 22:38


Dans les trains, on rencontre des visages qui racontent tous des histoires le temps du voyage... puis, ils s'évanouissent, en effet. Je trouve que l'encre traite bien cet aspect fugace de ces
rencontres.


Gilbert Pinna, le blog graphique 04/09/2010 07:03



...oui, ils s'évaporent.



Dom A. 03/09/2010 19:11


Il est sans doute prématuré que je reprenne le train. Hélas il n'y a plus de calèche pour Paris, alors peut-être, encore, une voix radiophonique, dans l'automobile, pour se faire une dernière
illusion ?


Gilbert Pinna, le blog graphique 03/09/2010 19:23



... et dans l'automobile, une voix radiophonique un peu nasillarde crépita :


J'ai pensé qu'il valait mieux
Nous quitter sans un adieu.
Je n'aurais pas eu le cœur de te revoir...
Mais j'entends siffler le train,
Que c'est triste un train qui siffle dans le soir...




Aléna 03/09/2010 16:38


Si j'ose une chose sans rapport immédiat avec les dessins d'aujourd'hui : je trouve subitement qu'ils vous ressemblent tous, très souvent. :) Des enfants...


Gilbert Pinna, le blog graphique 03/09/2010 17:40



... peut-être, voulez-vous parler d'un esprit d'enfance ?...



PhA 03/09/2010 14:59


Demandons-lui (au jeune homme jaune).


Gilbert Pinna, le blog graphique 03/09/2010 15:04



Et le jeune homme jaune répondit : " Mon ciré jaune flotte, il est vrai, j'ai dû prendre une taille XXL..."



PhA 03/09/2010 14:41


"J'aime, donc je n'existe pas."


Gilbert Pinna, le blog graphique 03/09/2010 14:57



L'amour (é)perdu comme modalité de l'existence sur le mode de n'être-pas-ce-que-je-suis-en-tant-que-j'aime et
être-ce-que-je-ne-suis-plus-en-tant-que-l'amour-que-j'ai-été-s'en-est-allé...


 


J'espère avoir bien reformulé votre pensée ?



Isabelle C. 03/09/2010 10:32


La vitesse de l'eau


Gilbert Pinna, le blog graphique 03/09/2010 11:25



... un ruissellement.



Kitty 03/09/2010 09:55


Ce que nous sommes : quelques atomes (crochus ou pas), beaucoup de vide, des formes éphémères.


Gilbert Pinna, le blog graphique 03/09/2010 11:25



De mémoire : ce passage du Journal de Kafka où il évoque un jeune homme assis dans un tramway, éperdu d'amour qui s'échappe, et alors, écrit Kafka, "ne subsiste que le
pardessus bouffant".